Nespresso – Les vitrines du couturier Indien Manish Arora

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Des couleurs chaudes et acidulées ainsi qu’une profusion de détails ornent le magnifique « tableau -vitrine »  Nespresso créé par le couturier Indien Manish Arora. Une véritable invitation aux voyages dans un monde haut en couleur et peuplé de figurines en capsule Nespresso…

Hommage à l’art et au café, c’est le projet N-Art de Nespresso qui nous convie à découvrir chaque année un artiste et son univers. Manish Arora s’est attelé à décorer les célèbres machines Citiz de la marque pour une création très bollywodienne, exclusive et en édition limitée. Mais la performance de l’artiste dans l’animation scénique et merchandising des vitrines et de la boutique est véritablement remarquable.

Manish Arora a su détourner les célèbres capsules en créant des petites figurines, princesses fantasmagoriques représentatives des différentes crus (de café) et des différentes cultures qu’il nous invite à découvrir (une Walkyrie, une miss Nespresso, une sirène..).  

Son story telling :

« Un royaume très très lointain, appelé Swig est gouverné par le Bacchitarius. Au cours de l’un de ses périples de chasse, il croisa une jeune fille jetant des galets bruns dans une source d’eau chaude. Envoûté par les parfums de la jeune fille, il ne tarda pas à faire de la princesse Nespresso, sa reine. De cette union naquirent 16 adorables petites filles toutes plus belles les unes que les autres. Leur tâche? Répandre leur amour et leur parfum partout dans le monde. » Manish Arora

 Mais l’artiste a aussi démontré avec brio que l’on pouvait aiguiser la curiosité et l’envie du client par d’autres chemins que ceux conventionnellement utilisés.  En effet, il est plutôt d’usage pour les grandes maisons de café de créer un univers au design sobre et épuré (type aluminium brossé rappelant les machines et couleurs sombres) mais le duo de choc Nespresso et Manish Arora outrepasse les codes et les idées reçus et font d’une vitrine de Concept Store de café, une véritable vitrine Haute Couture. D’ailleurs, lors de la soirée d’inauguration des vitrines à Paris, un mini défilé de 16 créations du couturier avait été organisé…..Vivement la prochaine collaboration Nespresso !

Observeur du Design 2011

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L’exposition de L’Observeur du Design a investi la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris depuis le 9 novembre 2010. Elle présente une sélection de réalisations innovantes de notre environnement quotidien et récompense les meilleures d’entre elles en décernant les « Etoiles de l’Observeur du Design ». Parmi les 209 réalisations sélectionnées en 2010, 2 relèvent directement du retail design : un display sensoriel par Dyptique et un concept commercial de cave à vins pour Leclerc.

Display Dyptique en Notes
Concept R La Cave

 

Display « Dyptique en notes »

Cette mise en scène imaginée par R’Pure Studio pour Dyptique permet de présenter les notes qui entrent dans la composition de ses parfums dans des conditions optimales. Les flacons d’essences sont maintenus au froid pour maximiser la conservation et la libération des senteurs, un brumisateur permet de préparer l’air et les capteurs olfactifs et le système de diffusion assure la meilleure répartition de la fragrance. Un mobilier de présentation mais aussi un véritable voyage initiatique à la découverte des parfums, une petite merveille technologique qui sollicite tous les sens et s’accorde parfaitement avec le discours de la marque Dyptique.

Design : R’Pure Studio / Directeur artistique : Sébastien Servaire / Designer : Candido De Barros / Editeur : Dyptique / Matériau : Corian R et bois laqué

R La Cave

Un espace vins exclusif développé par Dejico pour Leclerc destiné à recréer l’ambiance d’une cave à vin authentique.  En test dans le magasin Leclerc de Roques sur Garonne, ce concept permet de présenter un grand nombre de bouteilles, allant des vins d’exception aux vins de tables les plus courants, le tout dans un véritable écrin en bois et pierres bouchardées. Rien n’est laissé au hasard : l’hygrométrie est maitrisée, les vendeurs sont issus de formation oenologique, la convivialité et les plaisirs liés à l’art du vin commencent dès l’expérience d’achat. C’est toute la dimension culturelle du vin qui est mise en avant dans ce « musée », on sent déjà les odeurs de caves, et on a surtout hâte de voir se concept se développer en France pour profiter de cet espace d’exception.

Design : Dejico / Designer : Jonathan Frangi

Exposition Observeur du Design 11, Cité des Sciences et de l’Industrie, jusqu’au 13 mars 2011

Acte de vandalisme sur les vitrines Hugo Boss

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Les vitrines Hugo Boss des Champs Elysées ont été vandalisées…

C’est à s’y méprendre : en passant devant ces vitrines Hugo Boss, on jurerait qu’elles ont été fracassées. Il s’agit en réalité d’une mise en scène minutieuse de fils de Nylon qui convergent vers un point central pour donner l’effet de verre brisé.

On peut voir 2 objectifs dans cette scénographie :

– créer la surprise pour susciter l’intérêt : quand on sait que les vitrines retiennent l’attention pendant en moyenne 7 secondes, toutes les techniques sont bonnes pour inciter les passants à s’arrêter plus longuement. En prétendant que sa vitrine des Champs à été l’objet de vandales, Hugo Boss choque pour mieux retenir.

– délivrer un message : en période de crise économique et de désordres sociaux et politiques, les vitrines, qui représentent le pouvoir des marques dans la ville en trouble, sont souvent la cible des manifestants. Ainsi, Hugo Boss détourne la fonction première de sa vitrine qui est de montrer les produits tout en les protégeant, comme pour réduire la distance qui sépare les passants des modèles exposés. La marque se remet en cause et crée une interaction avec la rue et la ville.

Un flagship 100% Américain pour Tommy Hilfiger

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Tommy Hilfiger a inauguré son flagship des Champs Elysées le 17  Novembre dernier. Un bel hommage au patrimoine de la marque…mais avec un brin d’éclectisme… 

A la place de l’ancien concept store Culture Bière, la façade est discrète  alors que les marques ont pour habitude de rivaliser d’idées en tout genre pour séduire le challand sur les Champs : une seule vitrine, plutôt petite comparée aux autres enseignes.

Pourtant, il semble de cet effet soit voulu : au milieu de ces magasins aux vitrines toutes plus impressionnantes, voire intimidantes, les unes que les autres, on en serait presque attiré par cette façade à taille humaine. La marque va même jusqu’à se personnifier en représentant en vitrine Bernard, Leah et le basset hound Morgan, les membres de la famille américaine au look preppy de la campagne Tommy Hilfiger 2010 par Craig Mc Dean, démystifiant ainsi la marque pour la rendre plus accessible.

Derrière cette entrée modeste se cache le plus grand flagship européen de la marque. Près de 1 000 m2 sur 3 niveaux pour présenter les différentes lignes :

l’univers homme au rez-de-chaussée

la jeannerie au sous-sol

la femme et l’enfant au premier étage

Les couleurs et les matériaux renvoient directement à l’Amérique mais sont traités de façon novatrice, détournés de leur fonctions d’origine : des tapis raccommodés en patchwork, des vynils découpés en forme de papillons, des bouteilles vides qui servent de décoration, une tapisserie à motifs recolorisée.

Par ce biais, la marque joue avec ses origines, comme en témoigne ce grand drapeau américain découpé et mis dans des cubes pivotants permettant de le disloquer à volonté. Tous les éléments que l’on s’attendait à trouver sont là, mais pas exactement comme on l’imaginait : des consoles laquées mais placées de travers, des bustes de mannequins servant de signalétique, des displays muraux mais rétroéclairés par des néons flashy. A noter cependant que le merchandising produit n’est pas particulièrement soigné, tant dans les aplats que sur cintres.

Tommy Hilfiger, 65 avenue des Champs Elysées, 75008  Paris

Selfridges (Londres) : Retour aux fantaisies de l’enfance

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Selfridges, deuxième plus grand magasin londonien (après Harrods) nous fait retomber en enfance, ses vitrines sont devenues une visite incontournable et sont désormais plus connues que la chaîne de grand magasin elle -même. Relevant plus de l’exposition artistique, reflet d’une époque et d’un lifestyle londonien « arty », elles nous révèlent cette année un univers ludique et bariolé sur le thème du jeux.

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Positionnement des Grands Magasins à Noël

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Des vitrines incroyables mais du chiffre d’affaire surtout

Ne laissons pas la féerie de Noël nous emporter et gardons à l’esprit que pour les deux géants (Printemps et Galeries Lafayette), il s’agit avant tout de doper leurs chiffres d’affaires (la période de Noël représente en moyenne un quart de leur CA) en générant du buzz et du flux de visiteurs. Mais pour cette période, ils auront bien compris que la mise en avant des produits n’est pas la seule et unique solution merchandising. La mise en scène et le spectacle (avec peu de produits en vitrine) sont les bienvenues en cette période, et restent une démarche assez osée par rapport aux concurrents aux vitrines souvent surchargées et inlassablement commerciales.

Mettre les moyens avant tout

Une majeure partie du budget annuel du marketing des grands magasins est consacrée à Noël ( 20% environ pour le Printemps), les vitrines ont un coût mais le programme de Noël est aussi relayé par mailing, e-mailing, catalogues diverses, opérations spéciales, encarts publicitaires et affiches…

Les vitrines de ces grands magasins du boulevard Haussmann sont leurs flagships, la mise en scène des vitrines ne doit pas présenter uniquement l’offre produit mais doit aussi refléter leur image, leur talent et leur savoir-faire en tant que distributeurs multimarques et enchanteurs de clientèle. La mise en scène est l’opportunité (par le thème choisi, les produit, le créateur vedette…) d’affirmer son positionnement, de redéfinir ses codes et de parfaire l’expérience du client.

Les quatre grands magasins principaux adoptent donc des stratégies différentes et différenciantes :

– Noël sage et traditionnel pour les Galeries Lafayette : on retrouve les jouets dans des saynètes animées. Un grand classique pour l’enseigne qui se plait à faire des vitrines démocratiques, accessibles à tous, même aux plus petits, à l’image du programme « la Mode c’est vous » scandé par les Galeries Lafayette.

– Noël traditionnel et décadent pour le Printemps : luxe outrancier, presque vulgaire, dans ce château mi-hanté, mi-joyeux. Une touche particulière que l’on retrouve dans les vitrines de Noël de Lanvin. Elles sont complétement à l’image du repositionnement luxe opéré par le Printemps ces dernières années.

–  Noël décalé et osé pour le Bon Marché : aucun produit en vitrine, on mise tout sur la sensibilité du public à interpréter ces oeuvres d’art conceptuelles, en dehors du temps et de la frénésie de Noël. Ces vitrines sont particulièrement adpatées au positionnement « BoBo » de l’enseigne.

– Noël traditionnel et décalé pour le BHV : un thème traditionnel, mais détourné et certainement innatendu pour la période de Noël. Il permet au BHV de mettre en avant sa différence en présentant tous les univers du grand magasin dans une ambiance espiègle.

La grande réussite de cette année revient au Printemps et au BHV, qui en plus de leurs vitrines, ont créé un véritable programme autour de leur thème:

– « Noël au château » se décline en vitrines, en musique, à l’intérieur du magasin, sur les sapins, dans la boutique éphémère, sur le site web, et dans les catalogues de Noël.

– « Noël Circus » au BHV donne lieu à un programme d’animation, des vitrines intérieures travaillées sur le même thème, un logo événementiel.

On salue donc cet effort qui montre que Noël n’est pas que spectacle en vitrines, mais aussi l’occasion de mettre en valeur son savoir-faire et sa différence. Celà permet de créer un vrai lien entre la vitrine et le grand magasin, alors que trop souvent, les vitrines servent de divertissement extérieur, sans toujours faire rentrer le challand à l’intérieur.

le Printemps : Noël au château de Miss & Mister Lanvin

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Des poupées de chiffon en griffe Lanvin dansant sur des rythmes délurés tantôt classiques tantôt Hip Hop, un DJ de chiffon mixant sur un phonographe, des buffets débordants de fruits et de friandises, des mannequins couronnés de fierté ou décadents dans des postures insolites sur des sofas de velours. Noël est décidemment sans limites pour le Printemps.

Monsieur Alber Elbaz (Maison Lanvin) nous livre un noël au château entre tradition et modernité, extravagance des poupées, des postures, luxuriance des tableaux (enfin…vitrines !) et soin du détail, parfois une pointe de décadence et surtout beaucoup d’impertinence pour un thème qui réinterprète le passé français aristocratique. La recette est parfaite, une poésie tentatrice, un mélange chimérique, tout droit sorti d’un conte de fée pour grande fille en Louboutin. Tous les codes du châtelain sont présents : Blason pour le logo, tableaux de chasse et trophées empaillés, mobiliers chinés chez des antiquaires, sofas de velours, lustres en cristal et tableaux de maîtres en toile de fond mais aussi les compagnons de nos chers aristocrates : chiens, paons et chevaux (dont les portraits « aristochiens » de Thierry Poncelet actuellement en vente).

Printemps, 64 boulevard Haussmann, 75009 Paris

Illustratrions originales et poétiques des bustes : Anne Brunet

Ci-dessous le blason logo de Noël au Château du Printemps

Illustrateur : Klaus Haapniemi

Retrouvez la musique des vitrines et du site web , une composition sonore Kouz Production